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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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279
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'"t.IVRE XVIII, CHIP. XXIX. »79coururent a lui de toutes les tribus, et les au-tres chefs se trouverent trop foibles pour luiresister. II forma le dessein dexterminer toutesa maison, et il y reussit (1). II craignoit, ditGregoire de Tours (») , que les Francs neprlssent un autre clief. Ses enfants et ses suc-eesseurs suivirent cette pratique autant quilspurent: on vit sans cesse le frere, loncle , leneveu, que dis-je ! le fils, le pere , conspirercontre toute sa famille. La loi separoit sanscesse la monarchie ; la crainte, lambition, etla cruaute , vouloient la reunir.

CHAPITRE XXX.

Des assemblees de la nation che/, les Francs.

O n a dit ci-dessus que lespeuples qui ne cul-tivent point les terres jouissoientdune grandeliberte. Les Germains furent dans ce cas. Ta-cite dit n quils ne donnoient a leurs rois ou« chefs quun pouvoir Ires modere ( 3 ) ; et Ce-« sar (4) , quils navoient point de magistratk commun pendant la paix ; mais que dans« chaque village les princes rendoient la juslice«entre les leurs.» Aussi les Francs, dans la

(i) Gregoire de Tours, liv. II. (2) Ibid .( 3 ) IN ec regibus libera aut inllnita potestas. Cajtervimneque animadvertere, neque vincire, neqne verbe-rare, etc. De morilms German.(4) In pace nullusest communis magistratus ; sed principes regionuraatqne pagorum inter suos jus dicunt. De bello gall.liv. VI.