184 de l’esprit des lois.oncIes,les orpliclins aux tulenrs, comme onles donne ailleurs a leurs peres: ils ont reglela succession par le merite reconnu du succes-seur. II semble qu’ils ont pense que chaque ci-toyen dcvoit se l’eposer sui’ le bon naturel desautres.
Ils donnent aisement la liberte (i) ä leursesclaves; ils les marient; ils les trailent commeleurs enfants (2). Ileureux climat , qui faitnaitre la candeur des mceurs et produit la dou-ceur des lois!
LIVRE XV.
COMMENT DES LOIS DE e’esCT.AVADF. CIVII. OXT DURAPPOR'l' AVEC LA MATURE DU CLIMAT.
CH AP IT RE PREMIER.
De l’esclavage civil.
Tj’escl avage, pro]U'ement dit, est l’etablis-sement d’uu droit qui reud un honime telle-ment propre a un autre liom-me, qu’il est lemaitre absolu de sa vie et de sns biens. II 11’est
(1) Lettres ediliantcs, recueil IX, page 378. —(2) .l’avois pense que la douceur de l’csclavage, auxIndes, avoit fait dire a Diodore iju'il n’y avoit dausce pays ni maitre ni esclave : inais Diodore a attrihuea tonte V Inde ce cpii, selon Strabou, 1 . XY* n’etoitpropre qua une nution parlicuiicre.