27O OE l’eSPRIT OES LOTS,quiposent le cas oü, suivantlaloi salique, lesfilles sont exclues par les lindes ; c’est lors-qu’elles coneourent avec leur frere.
5°. IJ ne autre tormule (i)prouve quela fillesuccedoit, au prejudice du petil-lils; eile n’e-toit donc exclue que par le lils.
6“. Si les lilles , par la lol salique, avoienteie generaleinent exclues de la succession desterres, il seroit irapossible d’expliquer les his-toires , les formules, et les cliartres, qui par-lent continuellement des terres et des Liensdes femmes dans la premiere race.
On a ( 2 ) eu tort de dire que les terres sali-ques etoient des fiels. 1 “. Ce titre est intitule ,des aleux. 2 0 . Dans les commencements , lesfiefs n’etoient point licreditaircs. 3°. Si lesterres saliques avoient eie des fiefs , commentMarculfe au/oit- II traite d’impie la coutumequi excluoit les femmes d’y succeder, puisqueles males memes ne succedoient pas aux fiefs ?4°. Les cliartres que Ton eite pour prouvei'que les terres saliques etoient des fiefs, prou-vent seulement qu’elles etoient des terres fran-clies. 5°. Les fiefs ne furent etablis qu’apres laconquete , et les usages saliques existoientavant que les Francs parlissent de la Germa-liie. 6°. Ce ne fut point la loi salique qui, enbornant la succession des femmes, forma l’eta-blissement des fiefs, mais ce futl’etablissement
(1) Dans le recueil de Lindenibrock, form. 5 J.—(2) Du Cange, Pithou, etc.