2Ö2 DE l’kSPRIT DES LOIS.
Voici ce qui me paroit avoir produil un pa-reil droit des gens. Ces peuples u’avoient pointde villes , toutes leurs guerres se faisoient avecpromptiludc et avec impeluosite. Quand ilsesperoient de vaincre , ils conibattoient; ilsaugmenloient l’armee des plus forls quand ilsne l’esperoient pas. Avec de pareilles coutu-mes, ils trouvoient qu’il ctoit contre leur droitdes gens qu’une ville qui ne pouvoit leur rc-sister les arretüt. Ils ne regardoient pas lesvilles conime une assemblee d’babitants, maiseomnie des lieux propres a se souslraire ä leurpuissance. Ils n’avoient aucun art pour les as-sieger, et ils s’exposoient beaucoup en les as-sit-geant; ils vengeoient par le sang tout celuiqu’ils venoient de repandre.
CHAPITRE XXI.
Loi civile des Tartares.
Le pere du Halde ditque cbez les Tartaresc’est toujours le dernier des rnäles qui est l’lie-rilier, par la raison qu’a mesure queles ainessont en etat de melier la vie pastorale, ils Sor-te nt de la maison avec une certaine quantite debetail que le pere leur donne, et vont formet -unenouvelle habilation. Le dernier des mäles,qui reste dans la maison avec son pere, estdonc son lierilier naturel.
J’ai oui dire qu’une ]iareille coutume etoitobservee dans quelques petits districls d’An-gleterre; et on la trouve encore en Bretagne,