I.IVRF. XVIir, CHAP. XIX. afii
En effet,dansun pays oü les diverses liorde9se font continuellement la guerre et se con-quierent saus cesse les unes les autres ; dansun pays oü , par la mort du clief, le eorps po-litique de eliaque liorde vaincuc est toujoursdetriiit, la nation en general ne peut guereetre libre ; ear iln’y en a pas une seule partiequi ne doiv.e avoir ete un tres grand nombrede tois subjuguee.
Les peuples vaineus peuvent conserverquelque liberte lorsque, par la force de leurSituation, ils sont en etat de faire des traitesapres leur defaite. Mais les Tartares, toujourssans defense, vaineus une fois, n’ont jamaispu faire des conditions.
•T ai dit au chapitre II que les babitants desplaines cultivees n’etoient guere libres : descirconstances font que les Tartares habitantune terre inculte sont dans le meine cas.
CHAPITRE XX.
Du droit des geüs des Tartares.
LiEsTartares paroissent entre eux doux et hu-mains, et ils sont des conquerants tres cruels ;ils passent au fil de l’epee les babitants desvilles qu’ils prennent : ils croient leur fairegrace lorsqu’ils les vendent ou les distribuentla leurs soldats. Ils ont detruit 1’A.sie depuis lesIndes jusqu’a la Mediterranee ; tout le paysqui forme l’orient de la Perse en est testedesert.
ISPR. DES I.OIS. 3.
33