LIVRE XVIII, CII AP. II. 247
fende. Elle regne doncplus danslespays mon-tagneux et difliciles que dans ceux que lanature sembloil avoir plus favorises.
Les nionlagnards eonserveiitun gouverne-menl plus modere, parcequ’ils ne sont pas sifort exposes a la eonquete. Ils se defendentaisement, ils sont attaqucs diffieilemenl; lesmunilions de guerreet: de bouclie sont assem-blees et porlees contre eux avec beaucoupde Hepense, le pays n’en fournit polnl. II estdonc plus difficile de leur faire la guerre, plusdangereux de Fentreprendre; et toules les loisque Fon fait pour la stirele du peuple y ontmoins de lieu.
CHAPITRE III.
Queis sollt les pays les plus cultives.
Le.s pays ne sont pas cultivc ; s en raison deleur fertilite, mais en raison de lcur liberte:et si Fon divise la terre par la pensce , on seraetonne de voir la plupart du temps des desertsdans ses parl ies les plus fertiles, et de grandspeuples dans eelles oii le terrain semble refusertout.
liest naturel qu’un peuple quitte unmau-vais pays pour en chercher un meilleur, etnon pas qu’il quitieunbon pays pour en cher-cher un pire. La plupart des invasions se fontdonc dans les pays que la nature avoit faitspour etre lieureux : et, comme rien n’est jdüspres de la devaslation que Finvasion, les meil-