2^8 DE l’ESPEIT DES LOIS.
leurs pays soDt le plus souvent depeupb's,tandis que l’affreux pays du nord reslc tou-jours babile, par la raison qu’il est presqui:inliabilable.
On voit, par ce que les liistoriens nous di-sent du passage des peuples de la Scandinaviesur les bords du Uanube, que ce n’etoit pointune conquete, mais seulement une transrai-gration dans des terres diisertes.
Ces climats beureux avoient doiic cte de—peuples par d’autres transmigrations, et nousne savons pas les choses tragiques qui s’y sontpassees.
« II paroit par plusieurs monuments , dit« Aristote (1), que la Sardaigne est une colo-« nie grecque. Elle etoit autrefois tres riebe; et>< Aristee, dont on a tant vanle l’amour pour« 1 ’agriculture, lui donna des lois. Mais ellea« bien decliu depuis ; car les Cartliaginois s’en<c etant rendus les maitres, ils y detruisirent« tout ce qui pouvoit la rendre propre ä la« nourriLure desbommes,etdefendirent,sous,<1 peine de la vie, d’y cultiver la lerre. # IASardaigne n’ctoit point relablie du tcnqts d’A-ristote; eile ne Fest point encore aujourd’liui.
Les parties les plus temperees de la Perse,.de la Turquie, de la Moscovie et de la Polo-gne, n’ont pu se retablir des devastations desgrands et pelits Tartares.
(i) Ou celui qui a ecrit le livro de mirabihbus.