2.46 DI l’eSPRIT DES LOIS.
La sterilite du terrain de FAttique y etablitle gouvernement populaire, et la fertilitii deeelui de Laeedemone le gouvernement arislo-cratique: car, dans ces teinps-la, on ne vouloitjroint dans la Grece du gouvernement d’unseid; orle gouvernement aristocralique aplusde rapporl avec le gouvernement d’un seul.
Plularquc ( 1 ) nous dltque la sedition cilo-nienne ayant ete appaisee a Albenes, la villeretomba dans ses anciennes dissenlions , et sedivisa en autant de ]>arlis qu’il y avoit de sortesde terri to ires dans le pavs de 1’Al lique. Les gensde la montagne vouloient a toute force le gou-vernement populaire; ceux de la plaine de-mandoient le gouvernement des prineipaux;ceux qui etoienl pres de la mer etoient 'pourun gouvernement mele des deux.
CIIAPITRE II.
Contiuuation du meme sujet.
Of. s pays fertiles sont des plaines, oü Ton nepeut rien disputer au jilus fort: on se soumetdonc ä lui; et, quand on lui esl soumis , l’es-prit de libei'te n’y sauroit revenir; les biens dela Campagne sont un gage de la fidelite. Mais,dans les pays de montagnes, on peut conser-ver ce que Fon a, et Fon a peu a eonserver. Laliberte, c’est-a-dire le gouvernement dont onjouit, est le seul bien qui merite qu’on le de-
(1) Yie de Solon.