2l2 de l’esprit des lois.hii. Nous venons de voir que la loi des douzetables et les moeurs des Romains elend Irentbeaucoup la loi de Romulus. Pourquoi eesextensions, si on n’avoit jamais fall usage dela faculte de repudier? De plus, si les citoyenseurent nn tel respect pour les auspiecs qu’ilsne repudierent jamais, pourquoi les legisla-tenrs de Rome eil eurent-ils moins? Commentla loi corrouqiit-elle sans ces'se les nioeurs ?
Enrapproehantdeux passages dePlutarque,on verra disparoilre le merveilleux du lall enquestion. La loi royale (i) permettoit au maride repudier dans les trois cas dont nous avonsparle. «Elle vouloit, dit Plularque (2), que« celui qui repudieroil dans d’autres cas füt« oblige de donner la moilie de ses biens a sa« fern ne, et que l’autre moilie fut consacree« ä Ceres. » On pouvoit done repudier. danstous les cas, en se soumellant a la peine. Per-sonne ne le lit avant Carvilius Ruga « qui,« comme dit enrore Plularque (/,), repudia sa« frmme pour cause de st<-ri : ite , deux Cent« Lrente ans apres Romulus »; c’esl'-a-direqu’il la repudia soixante et onze ans avant laloi des douze tables, qui etendit le pouvoirde repudier et les causes de repudialion.
(1) Plnlarque, Tie de Romulus.—(2} Plularque,ibid. —( 3 ) iilTectivemeut, la eause de sleiilite u'estpoint portee pari» loi de Romulus. II y a apparencequ’il ne Tut point sujet ä li counsealion, puisqn’ilsuivoit l’ordre des ceuseurs.—(4j Daus, la compa-raison de Thesee et de Romulus.