i.ivr.E xvi, CHIP, xvi. ?.3rfemme 011 le mari avoit separement Io droitde repudier, ä plus forte raison pouvoienl-ilsse quitter de concert et par une volonte mu-tuelle.
La lpi ne demandoit point qu’on donnät descauSes pour le divorce (i). C’est que ]iar la na-ture de la cliose il laut des causes pour la re-pudiation, et qu’il n’en faut point pour le di-vorce ; parceque lä oü la loi etablit des causesqui peuvent rompre le mariage, l’incompati-bilile mutuelle est la plus forte de toutes.
DenysdTIalicarnas$e(2),Valere-Maxime(3),ct Aulu-Gelle (4), rapportent un fait qui neme paroit pas vraisemblable. 11s disent que,quoiqu’on eut a Rome la faeulte de repudiersa femme, on eut tant de respeet pour les aus-pices, que personne, pendant cinq cent vingtans (5), n’osa fle ce droit, jusqu’a Carviliusßuga, qui repudia la sienne pour cause desterilite. Mais il suffit de connoitre la naturede l’esprit Immain pour sentir quel prodige ceseroit que, la loi donnant a tout un peuple undroit pareil, personne n’en usät. Coriolan,partant pour son exil, conseilla (G) ä sa femmede se marier ä un homme plus lieureux que
(i) .lustinieu ehangea cela. Novei. 117 , ob. iX.—( 2 ) Liv. II.—(3) Liv. II, ch.-qi. IV.—(/,) Liv. IV,cliap. III. — (5) Selon Denys d’Halicarnasse ct S a-lere-Maxime ; et, 523 , selon Anlu-Gelle. Aussi nemettent-ils pas les niemes consuls.—((>) Voyez ledisrourS de Veturie, dans Denys d’Halioarnasse ,liv. VIII.