LITRF, XIV, CIUP. II. 187
mis de se tuer, parcequ’on se derobe ä sa pa-trie, iln’est pasplus permis de se veiulre. Laliberte de cJiaque ciloyen est mie partie de laliberte publique. Cette qualite, (laus l’etat po-pulaire, est meine une partie de la souverai-nete. Vendi’e sa qualite de citoyen est un (1)acte d’une teile exlravagance, qu’on ne peutpas la supposer dans un komme. Si la libertea un prix pour celui qui Pacliete, eile est sansprix pour celui qui la vend. La loi civile qui apermis aux hommes le partage des biens n’apu mettre au nombre des biens une partie deshommes qui devoient faire ce partage. La loicivile qui restitue sur les contra ts qui contien-nent quelque lesion ne peut s’empecher de res-tituer contre un accord qui contient la lesionla plus enorme de toutes.
La troisieme maniere , c’est la naissance.Celle-ci tombe avec les deux autres; car si unkomme n’a pu se vendre, encoremoins a-t-ilpu vendre son fils qui n’etoit pas ne : si un pri-sonnier de guerre ne peut etre reduit en ser-vitiule, encore moins ses enfants.
Ce qui fait que la' mort d’un eriminel estune cliosc licite, c’est <pie la loi qui le punit aetc faite en sa favenr. Un meurtrier, par exem-ple, a joni de laloi qui le condamne; eile lui aconserve la vie ä tous les instants : il ne peut
(1) .le parle de l’esclavage pris ä la rigueur, telqu’il etoit cliez les Romains, et qu'il est etabli dansnos colonies.