LIVRE XIV, CIliP. XV.
CI-IAPITRE X V.
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I)e la differente confiancc que les lois out dans lepeuple selon les cliinnts.
Lr. peuple japonais a un caractere si atroce,que ses legislateurs et ses magistrats 11’ont puavoir aucune confiance en Iui: ils ne lui ontmis devanF les youx que des juges, des me-naceset descliätimenls : ils l’ont soumis,pourdiaque demarehe, ä l’inquisition de la police.Ces lois qui, sur cinq cliefs de familles, en eta-lilissenl un coinme magistrat sur les qualreaulres; ccs lois qui, pour ui) seul crime, pu-nissent touie une famille ou tout un quartier;ces lois, qui ne trouvent point d’innocents laoüilpeut y avoir un coupable, sont f’aites pourque tous les hommes se melient les uns des au-tnes, pour que cliacun reclierclie la conduitede cliacun, et qu’il cn soit l’inspecteur, le te-moin et le juge.
Le jietijtle des Indes , au contraire , est' doux(i), tendre, compalissant; aussi ses le-I gislateurs ont-ils une grande conliance en lui.
Ils ont< 5 lal)li peu (2) de peines, et olles sonti peu severes; eiles ne sont pas meine rigoureu-sement executees. Ils ont donne les neveux aux
(1) Yoyez Bernier, tome II, p. 140. — (2) Voyezd:ins lerecueilXIV des Lettres ediliantes, p. \ o 3 , lesprincipales lois ou coutumes des peuples de 1 ’lndede la presqu’isle decä le Gange.