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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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i8a be lesprit bes i.ots.de son flls, ou de son oncle. J-Ziinagination despeuples salluma, celle des legislateurs sccliauf-la de meine; la Ioi soupconna tont pour unpeuple qui pouvolt tont soupconner.

Ces lois eurcnt donc une extreme allenlionsurles deux sexes. Mais il semlile que, dansles punitions quellcs firent, dies songerentplus ä flauer la vengeance particuliere quacxercer la vengeance publique. Ainsi, dans la [plupart des cas, elles reduisoient les deux cou- jpables dans.la servitude des parenls ou du ma-ri offense. Une feinine (i) ingenue, qui setoitlivree a un liomme marie, etoit rcmise dans lapuissance de sa feninio pour en disposer ä savolonte. Elles obligeoient les esclaves (2) delier et de presenter au mari sa femme quilssurprenoicnl en adultere: elles permetloienta ses enfants ( 3 ) de raceuser, el de meltre ä laquestionses esclaves pour la convaincre. Aussifurent-elles plus propres ä ral'liner ä iexces uncerlain point dlionneurqua formerunebonne jpolice. Et il ne faut pas etre'etonne si le comte iJulien crut quun outrage de cetle espece de-mandoil la perte de sa palrie et de son roi. O11 ine doit pas etre surpris si les Maures, avec uneteile conformite de moeurs, trouverent tant de |facilite ä setablir en Espagne, ä sy maintenir,et ä retarder la chüte de leur empire. 1 2

( 1 ) Loi des Wisi^oths, liv. III, tit. IV, §. g.

( 2 ) Lbid. 1. III, tit. IV, §. 6.(3) Ibid. 1. III, tit. IV