1IVRE XIV, CHAP. XIII. I St
des negociations; ils y reussiroient souventmoins que toute autre lialion; et ils perdroientparleurs traites ce qu’ils auroient obtenu parleurs armes.
CIIAPITRE XIV.
Autres effets da climat.
Nos pcres, les anciens Germains, liabitoientun climat oü les passions etoient tres calmes.Leurs lois ne trouvoient dans les cboses quece qu’elles voyoient, et n’imaginoient rien deplus: et'comme elles jugeoient des insultesfaites aux liommes par la grandcur des bles-sures, elles ne mettoient pas plus de ralfine-ment dans les offenses faites aux femmes. Laloi (i) des Allemands est lä-dessus fort singu-liere. Si l’on decouvre une fenime ä la tete, oni paiera une amende de six sous; autant si c’esta la jambe jusqu’au genou ; le double depuisle genou. II semble que la loi mesuroil la gran-deur des outrages faits ä la personne des fem-mes, eomme on mesure une figure de geome-trie; eile ne punissoit point le crime de l’ima-gination, eile punissoit celui des yeux. Maislorsqu’une nalion germanique se fut transpor-tee en Espagne, le climat trouva bien d’autreslois. La loi des Wisigoths defendit aux mede-cins de saigner une femme ingenue qu’en pre-sence de son perc on de sa mere, de son frere,
(i) Chap.LYIII, §, I et 2.
iG.