iSo DF, l’esphit dis i.ois.ment dont nous veiions de parier seroit en-core le plus convenable.
Ce caractere d’impatienec n’est pas grandpar lui-meme; mais il peilt le devenir beau-coup quand il est joint avec le couragc. !
11 est different de la legerete, qui fait que il’on enlreprend sans snjet, et que l’on aban-tlonne de mime; il approche plus de l’ojii-niätrete, parcequ’il vi'ent d’im sentiment desmaux, si vif, qu’il ne s’affoiblit pas meine par Il’babitude de les souffrir. i
Ce caractere, dans une nation libre, seroittres propre ä deconeerter les projets de la ty- jrannie (i), qui est toujours lente et loible dans Ises commencements, conime eile est prompte |et vive dans sa fin; qui ne montre d’abord iqu’une main pour secourir, et opprime en- isuite avec une infinite de bras. j
La serviluue commence toujours par le som-ineil. Mais un peüple qui n’a de repos dansaucune Situation , qui se täte sans cesse ettrou ve tous les endroits douloureux, ne pour-roit guere s’endormir.
La politique est une lime sourde qui use etqui parvient lentement ä sa fin. Or les liom-mes dont nons venons de parier ne pourroientsoutenir les lenteurs, les details, le sang froid
- (i) Je prcnils ici ce mot pour le dessein de remverser le pouvoir elafoli, et sur-toul. la democralie.C’est la sigmlication que lui domioicnt les Grecs etles Romains.