Druckschrift 
[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
Entstehung
Seite
180
Einzelbild herunterladen
 

iSo DF, lesphit dis i.ois.ment dont nous veiions de parier seroit en-core le plus convenable.

Ce caractere dimpatienec nest pas grandpar lui-meme; mais il peilt le devenir beau-coup quand il est joint avec le couragc. !

11 est different de la legerete, qui fait que ilon enlreprend sans snjet, et que lon aban-tlonne de mime; il approche plus de lojii-niätrete, parcequil vi'ent dim sentiment desmaux, si vif, quil ne saffoiblit pas meine par Ilbabitude de les souffrir. i

Ce caractere, dans une nation libre, seroittres propre ä deconeerter les projets de la ty- jrannie (i), qui est toujours lente et loible dans Ises commencements, conime eile est prompte |et vive dans sa fin; qui ne montre dabord iquune main pour secourir, et opprime en- isuite avec une infinite de bras. j

La serviluue commence toujours par le som-ineil. Mais un peüple qui na de repos dansaucune Situation , qui se täte sans cesse ettrou ve tous les endroits douloureux, ne pour-roit guere sendormir.

La politique est une lime sourde qui use etqui parvient lentement ä sa fin. Or les liom-mes dont nons venons de parier ne pourroientsoutenir les lenteurs, les details, le sang froid

- (i) Je prcnils ici ce mot pour le dessein de remverser le pouvoir elafoli, et sur-toul. la democralie.Cest la sigmlication que lui domioicnt les Grecs etles Romains.