LIVRE XIV, CHIP. XIT. I79
forces motricps se Irouvcnt n lout momentsans aelion, est lasse dVlle-meme; l’ame neSjnit point de douleur, mais nne eertaine dil'fi-culle de l’existeuce. La douleur est un mal lo-cal qui nous porte au desir de voir cesser cettedouleur: le poids de la vie est un mal qui n’apoint de lieu particulier, et qui nous porte audesir de voir linir cette vie.
II est clair que les lois civiles de quelquespays ont eu des raisons pour fletrir Fliomicidede soi-meme: mais en Angleterre on ne ]ieutpas plus le punir qu’on ne punit les effets de lademcncc.
CH AP IT RE XIII.
Effets qui resultent du climat d’Angleterre.
Da n s une 11ation a qui une maladie du climataffecte lellement Tarne qu’elle pourroit porterle degout de toutes choses jusqu’ä celui de lavie, 011 voit bien que le gouvernement quiconviendroit le mieux a des gens a qui toutseroit insupportable seroit celui oft ils ne pour-roient pas se prendre a un seul de ce qui cau-seroitleurs ebagrins; etoules lois gouvernantplulol rjue les liommes, il faudroit, pour chan-ger l’etat, les renverser elles-niemes.
Que si la meine nalion avoit encore recu duclimat un certain caractere d’impatience quine lui permit pas de souffrir long-temps lesniemes choses, on voit bien que le gouverne-