i(l4 ' I)E i’esprit des nois.’
Mais c’est d’im nombre infini de petites sensa-lions que dependent l’imagination, le goüt, lasensibilite, la vivacite.
J’ai observe le tissu exterieur d’une languede mouton dans l’endroit ou eile paroit a lasimple vue couvertedemammelons.J’aivuavecun microscope, sur ces mammelons, de petitspoils ou une espece de duvet; entre les mam-melons etoient des pyramides qui formoientpar le bout comme de petits pinceaux. II y agrande apparence que ces pyramides sont lepj'lucipal Organe du goiit.
J’ai fait geler la moitie de cette langue, etj’ai trouve ä la simple vue les mammelons con-siderablement diminues; quelques rangs me-ine de mammelons s’etoient enfoncesdarls leurgaine. J’en ai examine le tissu avec le micros-cope, je n’ai plus tu de pyramide. A mesurequela langue s’est degelee , les mammelons, äla simple vue , ont paru se relever ; et au mi-croscope les petites boupes ont commence äreparoitre.
Cette observation conlirme ce que j’ai dit,que dans les pays froids les boupes nerveuscssont moins epanouies ; eiles s’enfoncent dansleurs gaines, ou elles sont ä couvert de l’action"desobjets cxterieurs. Les sensations sont doncmoins vives.
Dans les pays froids on aura peu de sensibi-lile pour les ]ilaisirs; eile sera plus grande dansles pays temperes; dans les pays cliauds eilesera extreme. Comme on distingue les climats