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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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i(l4 ' I)E iesprit des nois.

Mais cest dim nombre infini de petites sensa-lions que dependent limagination, le goüt, lasensibilite, la vivacite.

Jai observe le tissu exterieur dune languede mouton dans lendroit ou eile paroit a lasimple vue couvertedemammelons.Jaivuavecun microscope, sur ces mammelons, de petitspoils ou une espece de duvet; entre les mam-melons etoient des pyramides qui formoientpar le bout comme de petits pinceaux. II y agrande apparence que ces pyramides sont lepj'lucipal Organe du goiit.

Jai fait geler la moitie de cette langue, etjai trouve ä la simple vue les mammelons con-siderablement diminues; quelques rangs me-ine de mammelons setoient enfoncesdarls leurgaine. Jen ai examine le tissu avec le micros-cope, je nai plus tu de pyramide. A mesurequela langue sest degelee , les mammelons, äla simple vue , ont paru se relever ; et au mi-croscope les petites boupes ont commence äreparoitre.

Cette observation conlirme ce que jai dit,que dans les pays froids les boupes nerveuscssont moins epanouies ; eiles senfoncent dansleurs gaines, ou elles sont ä couvert de laction"desobjets cxterieurs. Les sensations sont doncmoins vives.

Dans les pays froids on aura peu de sensibi-lile pour les ]ilaisirs; eile sera plus grande dansles pays temperes; dans les pays cliauds eilesera extreme. Comme on distingue les climats