I.TVr.F. XIV, CJIAP. II. lS3
voir ile certains effets legers, imperceptiblesdeloin, nous sentirons bien que les peuples dunord , transportes dans les pays du midi (i) ,n’y ont pas fait d’aussi belies actions que leurscompatriotes,qui, combattant dans leur pro-pre climdt, y jouissoient de tout leur cou-rage.
La force des {ihres des peuples du nord faitque les sucs les plus grossiers sont tires desaliments. II en resulte deux choses : l’une, quelesparties du cliyle ou de la lymplie sont pluspropres par leur gründe surface ä etre appli-quees sur les {ihres et a les nourrir; l'autre ,qu’elles sont moins propres par leur grossie-reteadonnerune certaine subtiliteau suc ner-veux. Ces peuples aurontdoncde grandseorpset peu de vivacite.
Les uerfs qui aboutissent de tous cötes autissu de notrepeaufonl cbacuu un faisceau deuerfs : ordinaireinent ee n’est pas tont le nerfquiest reniue , e’en est une partie infinimentpetite. Dans les pays chauds , oü le tissu de lapeau est reläcbe, les bouts des uerfs sont epa-uouis et exposes ä la plus petite action des ob-jets les plus foibles. Dans les pays froids, letissu de la peau est resserre, etlesmammelonscompriines; lespetites lioupes sont en quelquefacon paralytiques; la Sensation ne passe guereau cerveau que lorsqu’elle est extremementforte , et qu’elle est de tout le nerf ensemble.
(i) En Espagne, par exemple.