LIVRE XIV, CIIAP. II. l65
par las (legres de lalitude, on pourroit les dis-tingncr , pour ainsi dire , par les degr-es desensibilile. J’ai vu les opera d’Anglelerre etdütalie; ce sont les meines pieces el les niemesacleurs : mais la meine nmsique produit deseffets si differents sur les deux nalions , l’uneesl: si calme, et l’autre si transportee , que celaparoil: inconcevable.
II en sera de meine de la douleur : eile estexeitee en nons par le deebirement de quelquefibre de notre corps. L’auleur de la nature aötabli que cette douleur sqroit plus forte ä me-snre que le dei’angement seroit plus grand;or il esl evident que les grands eor|is et lesllbres grossieres des peuples du nord sontinoins capables de derangement que les fibresdelicates des pcuples des pavs ehauds : Farney est donc moins sensible a la douleur. 11 fautecorclier un Bloscovite pour lui donner dusentiment.
Avec cette delicatesse d’organes que l’on adans les pays cbauds, l’ame est souveraine-ment einue par tout ce qni a du rapport alunion des deux scxes : tout conduit a cetohjnl.
Dans les climats du nord, ä peine le physi-que deFamour a-t-il la force de se rendre biensensible : dans les climats temperes, l’amour,aecompagne de mille accessoires , se rendagreable ]iar des clioses qui d’abord semblentetre lui-meme , el: ne sontpas encore lui: dansles climats plus cbauds, on aime l’amour pour
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KSPK. 11F.S LOIS.