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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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LIVRE XIV, CIIAP. II. l65

par las (legres de lalitude, on pourroit les dis-tingncr , pour ainsi dire , par les degr-es desensibilile. Jai vu les opera dAnglelerre etdütalie; ce sont les meines pieces el les niemesacleurs : mais la meine nmsique produit deseffets si differents sur les deux nalions , luneesl: si calme, et lautre si transportee , que celaparoil: inconcevable.

II en sera de meine de la douleur : eile estexeitee en nons par le deebirement de quelquefibre de notre corps. Lauleur de la nature aötabli que cette douleur sqroit plus forte ä me-snre que le deiangement seroit plus grand;or il esl evident que les grands eor|is et lesllbres grossieres des peuples du nord sontinoins capables de derangement que les fibresdelicates des pcuples des pavs ehauds : Farney est donc moins sensible a la douleur. 11 fautecorclier un Bloscovite pour lui donner dusentiment.

Avec cette delicatesse dorganes que lon adans les pays cbauds, lame est souveraine-ment einue par tout ce qni a du rapport alunion des deux scxes : tout conduit a cetohjnl.

Dans les climats du nord, ä peine le physi-que deFamour a-t-il la force de se rendre biensensible : dans les climats temperes, lamour,aecompagne de mille accessoires , se rendagreable ]iar des clioses qui dabord semblentetre lui-meme , el: ne sontpas encore lui: dansles climats plus cbauds, on aime lamour pour

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KSPK. 11F.S LOIS.