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les alonge; il diminuc donc lcur force et leurressort.
On a (lonc plus de vigueur dans les climatsfroids. L’actiondu eoeur et la reaction des ex-tremites des fibrös s’v font mieux , les liqueurssont mieux en equilibrc, le sang est plus de-termine yers le coeur, et reciproquement lecoeur a plus de puissance. Cette lorce plusgrande doit produirc bien des effels ; parexemple, plus de confiance en soi-meme, c’est-a-dire plus de courage; plus de connoissancede sa superiorile, c’est-a-dire moius de desirde la \engeance ; ]>lus d’opinion de sa suretc,c’est-ä-dire plus de franchise , inoins de seup-rons, depolitique et de ruses : enfin cela doitfaire des caracteres bien differents. Mettez unhomme dans un lieu cliaud et enferme; il souf-frira, par les raisons que je viens de dire, unedefaillance de coeur tres grande. Si, dans rettecirconstance , on ya lui proposer une actionliardie, je crois qu’on l’y trouveratres peu dis-pose ; sa foiblesse presente mettra un decou-ragement dans son ame: il craindra tout, par-cequ’il sentira qu’il ne peut rien. Les peuplesdes payschauds sont timides comme les vieil-3ards le sont; ceux des pays froids sont coura-geux comme le sont les jeunes gens. Si nousfaisons attention aux dernieres(i) guerres,quisont celles que nous avons le plus sous nosyeux , et dans lesquelles nous pouvons mieux
L (i) Celles pour la succession d’Espagne.