LIVRE XIII, CHAP. XIX. l59
ques oü la regie est etablie, les peuples sontinfinimentplus heureux ; temoins la I’erse etla Chine (i). Les plus jnalheureux sont ceuxoü le prince donne a ferme ses ports de ineret ses villes de commerce. L’liistoire des mo-liarcliies estpleine de maux falts par les trai-tants.
Neron,indigne des vexatlons despubllcains,forma le projel imposslble et magnanime d’a-bolir tous les impöts. II n’imagina point la re-gle : 11 fit ( 2 ) qualre ordonnances ; que les loislaites contreles publicains, qui avoient ete jus-que-la tenues secretes, seroient publiees; qu’ilsne pourroientplus exiger ce qu’ils avoient ne-glige de demander dans l’annee; qu’il y auroituii preteur etabli pour juger leurs pretentionssans formalite ; que les marcliands ne paie-roient rien pour les navires. Yoila les beauxjours de cet empereur.
CHAPITRE XX.
Des traitants.
Tout est perdu lorsque Iaprofesslon lucra-tive des traitants parvient encore par ses ri-
Tacite nous (11t que la Maeedoine et 1’Achate, pro-vinces qu 1 Auguste avoit laissees au peuple romain ,et qui, par cousequent, eloient gouveruees sur l’an-cien plan, obtinrent d’etre dunombre de celles queTempereur gouvernoit par ses ofltciers.—( 1 ) Voyet.Chardin, Voyage de Perse, tome VI. — ( 2 ) Tacite ,Annales, liv. XUI.