1G0 de l’espuit des LOIS.cliesses ä etre une profession lionoree. Celapeut etre bon (laus les etats despoliques, ousouvent leut'eniploi est une partie des fonc-tions des gouverneurs eux-memes. Cela n’estpasbondans la republiqne; et une cliose pa-reilie detrnisit la republique romalne. Celan’est pas meilleur dans la monarchie; t’ien n’estplus conlraire a l’csprit de ce gouvernement.Un degoiit saisit tous les autres etats,l’hon-neur y perd tontesa consideratlon, les moyenslents et naturels de se distinguer ne touclientplus, et le gouvernement est frappe dans sonprincipe.
On vit bien , dansles temps passes, des for-tunes scandaleuses; c’etoit une des calamitesdes guerres de cinfjuante ans : mais pour lorsces richesses furent regardees comme ridi-eules , et nous les admirons.
II y a un lot pour cliaque profession. Le lotde ceux qui leventles tributs est les ricliessesjet les recompenses de ces richesses sont les ri-chesses niemes. La gloire et l’lionneur sontponr cette noblesse qui ne connoit, qui nevoll, qui ne sent de vrai bien, que riionneuret la gloire. Lerespect etla consideration sontpour ces ministres et ces magistrats qui, netrouvant que le travail apres le travail, veil-lcnL nuit et jour pour le bonheur de l’empire.