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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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157
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LIVRE XIII, CIIAP. XVIII. I&7

exactions, et le danger de payer de crainte dessurcliarges.

Un erat bien gouverne doit mettre pour leprernief article de sa depense, une somme re-glee ponr les cas fortuits. II en est du publiccorame des particuliers, qui se ruinent lors-quils depensent exactement les revenus deleurs terres.

A. legard de la solidite entre les liabitantsdu meine village , on a dit (i) quelle etoit rai-sonnable, parcequon pouvoit supposer uncomplot frauduleux de leur pari : maisa-t-on pris que, sur des suppositions, il failledlablir une cliose injuste par eile-meine, etruineuse pour letat ?

CIIAPITRE XIX.

Quest-ce qni est plus eonvenable au prince et au

peuple, de la ferme ou de la regie des tributs ?

Jja regle est 1administralion dun bon perede famille , qui leve lui-meme avec eeonomieet avec ordre ses revenus.

Par la regie, le prince est le maitre depres-ser ou deretarder la levee des tributs, ou sui-vant ses besoins , ou suivant ceux de ses peu-ples. Par la regie, il epargne ä letat les profitsimmenses des feriniers , qui lappauvrissentdune' infinite de manieres. Par la regie , il

(i) Voycz le Traite des linauces des Romains,clinp. II, imprime a Paris eu 1740.

14.