l56 DE d’eSPHIT DES LOIS.
Les grands princes , non contents d’aclieterles tro.upes des plus petits , cherchent de touscoles a payer des alliances, c’est-a-dire pres-que toujours a perdre leur argent.
La suite d’une teile Situation est Faugmen-tation perpetuelle des tributs; et, ce qui pre- !■vient tous les remedes a venir , on ne compteplus sur les revenus , rnais on fait la guerreavec son Capital. 11 n est pas inoui de voir desetats liypotliequer leurs fonds pendant la paixmeine, et employerpour se ruiner des moyensqu’ils appellent e.xtraordinaires , et qui le sontsi fort, que le fils defamille le plus derange lespnagine a peine.
CHAPITRE XYIII.
De la rernise des tributs. t
L a maxime des grands empires d’orient, deremettre les tributs aux provinces qui ontsouffert, devroit bien etre portee dans les etatsmonarcliiques. II y en a bien oü eile est eta-blie; mais eile accable plus que si eile n’y etoitpas , parceque leprince n’en lexant ni plus nimoins, tont l’etat devient solidaire. Pour sou-lager un village qui paie mal ,on charge un au-tre qui paie mieux; on ne retablit point lepre-mier, on detruit le secoad. Le peuple est de-sespere entre la necessite de payer de peur des
etablie daus prescpie toute PEurope , et les porterau meine exces quo Fori a i'ait les rroupes reglees.