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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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155
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LIVRE XIII, CHAP. XVI. 155

tous les inconvenients dune l.bertd quils na-voient plus, av ec toutes les horreurs dune ser-vitude presente.

CIIAPITRE XVII.

De laugmentation des tronpes.

U n e maladienouvelle sestrepandueen Eu-rope ; ellea.saisi nos princes, et leur fait en-tretenir un nombre desordonne de troupes.Elle a ses redcublements, et eile devient nd-cessairement contagieuse; car sitöt quun etataugmentece quil appelle ses troupes, les au-tres soudain augnicntent les leurs; de faeonquon ne gagne rien par- que la ruine com-mune. Chaque monarque tient sur pled toutesles armees quil pourroit avoir si ses peuplesetoient en danger d etre extermines ; et onnomine paix cet etat(i\lefforts de tous contretous. Aussi lEurope est-elle si ruinee, que lesparticuliers qui seroient dans la Situationsont les trois puissances de cette partie dumonde les plus opulentes nauroient pas dequoi vivre. Wons sommes pauvres avec les ri-cliesses et le commerce de tout lunivers ; etbien tot,ä force davoir aessoldats,nous nau-rons plus que des soldats, et nous serons com-me des Tartares (2}.

(1) II est vrai que cest cet etat deffort qui main-tieut principalement l equi 1 ilire , parcequil ereinteles grandcs puissances. (2) il ue faut pour celaque faire valoir la nouvelle iuvention des luilices