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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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LIVRE XIII, CIIAP. XI. I/|9

dans lAsie ne levent presque rien sur les mar-cliandises qui passent. Que si, au Japon, lecrime de fraude dans le commerce est un crimeCapital, cest quon a des raisons pour defen-dre toute communication avec les etrangers,et que la fraude (i)y est plutot une conlraven-'tion aux lois faites pour la sürete de letat,quä des lois de commerce.

CHAPITRE XII.

Rapport de la grandeur des tributs avec la liberte.

Regle generale: on peut lever des tributsplus forts, ä .proportion de labberte des Su-jets ; et lon est force de les moderer ä inesureque la servitude augmente. Celaa toujours eteet cela sera toujours. Cest une regle tiree dela nature, qui ne varie point; on la trouve partous les pays, en Angleterre, en Hollande, etdans tous les etats la liberte va se degra-dant, jusquen Turquie. La Suisse semble yderoger, parcequon ny paie point de tributs:mais on en sait la raison particubere, et meineeile confirme ceque je dis. Uans ees montagncssteriles, les vivres sont si cliers et le ]>ays est

(i) Voulant avoir un commerce avec les etrangerssans se conimuniquer avec eux , ils out clioisi deuxnations ; la hollaudaise pour le commerce de lEu-rope; et la cliinoise pour celui de lAsie: ils tiennentdans une espece de prison les facteurs et les matelots,et les genent jusqua faire perdre patience.