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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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LIVRE XIII, CHIP. VlT. l7 ( ?>

nes(L les citoyens en qualre classes. Ceuxqui retiroienl de leurs biens cinq Cents mesu-res de fruils liquides 011 secs payoient iHi pu-blic nn talent ; ccux qui en retiroienl troisccnls mesures devoientun demitalenl ; ccuxqui avoient deux cents mesures payoient dixmines, oula sixiemepartie dun talent; ceuxde la quatrieme classe ne donnoient rien. Lataxe etoit juste , quoiquelle ne füt point pro-portionne'le: si eile ne suivoitpas la propor-tion des biens; eile suivoit la proportion desbesoins. On jugea que cliacun avoit un neces-saire pbysique egal, que ce necessaire plivsi-que ne devoit point etre taxe; que lutilcvenoitensuite, et quil devoit etre taxe, maismoinsque le superflu; que la grandeur de lataxe surle superflu empeeboit le superflu..

Dans la taxe sur les terres, on fait des roleson lon met les diverses classes des fonds.Mais il est tres difficile de connoitre ces diffe-rences, et encore plus de trouver des gens quine soient point interesses a les meconnoitre.II y a donc la deux sortes dinjustices; linjns-ticede 1homme, et Finjusticc de la chose.Maissi en general la taxe nesl point excessive, sion laisse au peuple ün necessaire abondant,ces injusticespartioulieres ne serontrien. Quesi au contraire on ne laisse au peuple que ceq.u'il lui faut ä la rigueur pour vivre, la moin-