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dre disproportion sera de la plus grande con-
scquence.
Que quelques citoyens ne paient pas assez,le mal n’est pas graiul; leur aisance revienttoujours au public: que quelques ])arlicullerspaient trop, lein - rulne se tourne contre le pu-Jjlie. Si Fetal proportionne sa fortune a celledes particuliers, l’aisance des particuliers fcrabientot monter sa fortune. Tout depend dumoracnt: l’etat: commencera-t-il par appauvrirles §ujets pour s’enrichir? ou attendra-t-il quedes sujels a leur aise Fenricliissent ? Aura-t-ille premier avantage ou le second? Commen-cera-l-il par etre riebe, ou finira-t-il par l’etre?
L-\s droits sur les marcliandises sont ceuxque les peuples sentent le moins, pareequ’onne leur fait pas une demande formelle. Ils]>euvent etre si sagemenl menages, que le ]>eu-ple ignorera presque qu’il les paie. ,Pour cela,il est d’une grande conseqiience que ce soitcelui qui vend la marchandise qui paie le droit.II sait bien qu’il ne paie pas pour lut; et l’aclie-teur, qui dans le fond le paie, le confond avecle prix. Quelques auteurs ont dit que Neronavoit ote le droit du vingt-cinquieme des es-claves qui se vendoient (i); il n’avoit pöur-tant fait qu’ordonner que ce seroit le vcndeur
(t) Vectigal qnintET. et vicesiniae venalium mnnci-piorum retnissuin specie magis quam vi ; quia eümvenditorpenderc juberetur, in partein pretii etnpto-ribus accrescebat. Tacite, Anuales, liv. Mit.