LIVRE XII, CIIAP. XXIX. 135
CH AP IT RE XXIX.
Des lois civiles propres a mettre uu peu de libertedans lc gouveruemeal. despotique.
Quoique le gouvernement despotique,danssa na tu re, soit ])ar-lout le meine, cependantdes circonstances, une opinion de religion,un prejuge, des exemples recus, nn tour d’es-prit , des manieres, des mceurs, peuvent ymettre des differences considerables.
II est bon que de cerlaines idees s’y soienf.e tablies. Ainsi ,ä la Chine, leprince est regardecomme le pere du peuple; et, dans les eom-mencements d'e lYmpire des Arabes , le princcen etoit le predicateur (i).
II convient qu’il y ait quelque livre sacre quiserve de regle, couniie FAlcoran eliez les Ara-bes , les livres de Zoroastre chez les Perses, leVcdam chez les Indiens, les livres classiqueschez les Chinois. Le code religieux supplee aucode civil, et fixe l’arbitraire.
11 n’eslpasmalque,jlans les cas douteux,lesjuges consultent les mmistres de la religion(a).Aussi, en Turquie, les cadis interrogent-ilsles mollaclis. Que si le cas merite la mort, ilpeut etre convenable que le juge particulier,s’il y en a p prenne l’avis du gouverneur, afin
(i) Les califes.—(2) llistoire des Tattars, troisieraepartie, p. 277, dans les remarques.