Druckschrift 
[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
Entstehung
Seite
136
Einzelbild herunterladen
 

l3S DE leSPRIT DES LOIS.

que le pouvoir civil et Fecclesiastique snient

encore tempüres par Fautorite polilique.

CHAPITRE XXX.

Conlinuation du meine sujet.

Ciest la fureur despolique qui a etabli quela disgrace du pere eutraineroit celle des en-fants et des femmes. Ils sont deja malheureüxsaus etre criminels ; et dailleurs il laut que leprince laisse enlre laccuse et lui des suppliantspour adoucir son courroux ou pour eclairersa justice.

Cest une bonne coutume des Maldives v i)que, lorsquun seigneur est disgraeie , il vatous les, jours faire sa cour au roi, jusqua cequil rentre en grace; sa presence desafme lecourroux du prince.

11 y a des etats despotiques (2) oii Fon penseque de parier a 1111 prince pour un disgraeie,cest inanquer au respect qui lui est du. Cesprinces semblent faire tous leurs efforts pourse priver de la vertu de clemenee.

Arcadius et Honorius, dans la loi ( 3 ) dontjai tant parle. (4), declarent quils ne feront

(1) Vovez Krancois Pirard.(2) Comme anjour-dlmi enPerse, au rapport de M. Chardin, Cet usageest bien ancien. « On mit Cavade, dit Proeope, dans« le ehitwau de louljli. Il y a une loi qui defend deu parier de eeux qui y sont enfermes, et meine de« prononcer lcur nom. »( 3 ) La loi V, au Code adlCß. Ju/. mnj.(4) Au chapitre YIII de ce livre.