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des decemvirs de elioquer l’esprit de la demo-cratie.
Ces lois cruelles contre les debiteurs mirentbien des fois en danger la republique romaine.IJn hoinme couvert de plaies s’echappa de lamaison de son creancier , et parut dans laplace (1). Le peuple s’emut ä ce spectacle.D’au-tres citoyens, que leurs creanciers n’osoientplus retenir, sortirent de leurs cacbots. O11leur fit des promesses; on y manqua: le peuplese retira sur le Mont-Sacre. II n’obtint pasl’abrogation de ces lois, mais 1111 magistratpour le defendre. On sorloit de l’anareliie, onpcnsa tomber dans la tyrannie. Manlius,pourse rendre populaire, alloit retirer des mainsdes creanciers les citoyens qn’ils avoient re-cluits en esclavage (2). On prevint les desseinsde Manlius ; mais le mal restoit toujours. Deslois parliculieres donnerent aux debiteurs desfacilites de payer ( 3 ); et, Fan de Rome 428,les consuls porterent une loi (4) quiotaauxcreanciers le droit de tenir les debiteurs enservitude dans leurs maisons ( 5 ). Un usuricrnomine Papirius avoit voulu corrompre la pu-dicite d’un jeune liomme nomine Publius,
(. 1 ) Denys d’llalicaTnasse, Antiquites roni. 1. "VI.—( 2 ) Plutarque, Yie de Fumis Camillas..—(3) Yoyezci-apres le cliapitre XXIY du livne XXII. —(4) Centviugt ansapres la loi des donze tables. Eo anno plebiroinanaa velut aliud initium libertatis factum est,quodnectidesierunt. l itc-Live, liv. Ylfl.—(5) Ilonadcbitoris, non corpus übnoxium esset. ILid.