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LIVRE XII, CIJAP. XIX.
ficuliers, et qu’on appeloit privileges'w ); eileslie se faisoient que (lans les grands etats dupeuple. Mais , de qurlque maniere que te peu-ple les donne, Ciceron veut qu’on les abolisse,pareeque la force de la loi ne consiste qu’eneequ’elle-statue sur tont le monde( 2'. J’avouepourtant quel’usage des peuples les plus librcsqui aient jamais etc sur la terre me fait croirequ’il y a des cas o» il faut mettre pour uninoment un Voile sur la liberte, comrne l’onca(;be les statues des dieux.
CH AP IT RE XX.
Des lois favorables ä la liberte du citoyen daus larepublique.
Il arrive souvent dans les etats populairesque les accusations sollt publiques, et qu’il estpermis a tout bomme d’accuser qui il.veut.Cela a fait etablir des lois propres a defendrcFinnoeence des citoyens. A-Atlienes, l’accusa-teur qui n’avoit pas pour lui la cinquierne par-tie des suffrages payoit une amende de milledragmes: Escli incs, qui avoitaccuseCtüsiphon,y fut eondamne (T). A Rome , l’injuste aceu-sateur etoit note d’infamie ( 4 ); 011 lui impri-woit la lettre K sur le fronl. U11 donnoil: des
( 1 ) Deprivatis bominibus lata:. Ciceron, de lei».liv. 11t.—( 2 ) Scitum est jussum iuomnes. Cie. 1 bid..—(1) Vciyez Pliilostrale, liv. I, Tie des sopbistes,Tie d’Escliines. Toyez aussi Plutarque et Photfus.—(4) Par la loi Itemnia.