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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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I.IVRE XII, CHit. XVIII. ia'\

mourir ses enfants : ils ne furent condamnes.ä ancnne peine. « Ceux qni ont voulu, dit« Denys dHaliearnasse ( i), changer qette« loi ä la fin de ia guerre des Marses et de« la guerre eivile , et exclure des charges les<i enfants des proscrits par Sylla , sont bien« criminels. »

On voit dans les guerre? de Marius et deSylla juSquä quel point les ames chez les Ro-mains setoient peu a peu depravees. Deschoses si funestes lirent eroire quon ne lesrcverroit plus. Mais, sous les triumvirs., onvoulut etre plus cruel, et le paroitrc moins:on est desole de voir les sophisines quemployala cruaute. On trouve dans Appien (2) la for-mule des proscriptions. Yous diriez quon nya dautre objet que le bien de la republiquo,tant 011 y parle de sang froid, tant on y montredavantages , tant les moyens que lon prendsont preferables a dautres, tant les ricltes se-ront en surete, tant le bas peuple sera tran-quille , tant on eraint de mettre en danger lavie des eitoyens, tant on veut appaiser les s.ol-dats, tant enfin on sera beureux ( 3 ).

Rome etoit inondee de sang quand Lepidustriompbade lJispagne : et, par une absurditesans exempie, sous peine detre prosci'it (/j) ilordonna de se rejpuir.

(1) Liv. Y 1 I 1 , p. 547. (2) Des guerres eiviles ,Uv. IY.( 3 ) Quoct felixfaustuuiquc sit. (4) Sacri-set epulis dent huuc dicm : cpii scciis. faxit, interpro-.scriotos esto.