LIVRE XII, CH AP. IX. Il3
qui contient un attentat contre l’empire oxiconti’e la vie de l’empereur.
CHAPITRE X.
Contiuuation du meine sujet.
Un e loid’Angleterre,passee sousllenri VIII,declaroit coupables de haute traliison tousceux qui prediroient la mort du roi. Cette loietoit bien vague : le despotisme est si terriblequ’il se tourne meme contre ceux qui l’exer-cent. Dans la derniere maladie de ce roi, lesmedecins n’oserent jamais dire qu’il fut endanger, et ils agirent sans doute en conse-quence (i).
CHAPITRE XI.
Des pensees.
U n Marsias songea qu’il coupoit la gorge äDenys ( 2 ). Celui-ci le fit mourir, disant qu’iln’y auroit pas songe la nuit s’il n’y eut penscle jour. C’etoir une grande tyrannie : car,quand meme il y auroit pense, il n’avoit pasattente (3). Les lois ne se cliargent de punirque les actions exterieures.
(i) VoyezThistoire de la reformation,par M.Rur-net.—( 2 ) Plutarque, Yie de-Denys.—(3) 11 faut quela pensee soit jointe a quelque Sorte d'action.