HO de l’esprit des lois.tentoient contre le prinee meine (i). Nous de-vons celle loi ä deux princes (2) dont la foi-blesse est cclebre dans l’histoire; deux princesqui furent menes par lcurs ministres commeles troupeaux sont conduits par les pasteurs;deux princes, esclayes dans le palais, enfantsdans le conseil, etrangers auxarmees, qui neconserverent l’enipire que parcequ’ils le donrnerent tous les jours. Quelques uns de ces fa-voris conspirerent contre leurs empercurs. Ilsfirentplus, ils conspirerent contre l’empire;ils y appelerent les barbares; et, quand onyoulut les arr^ter, l’elat etoit si foible qu’ilfallut yioler leur loi, et s’exposer au crime delese-majeste pour les punir.
C’est pourtant sur cette loi que se fondoit lerapporteur de monsieur de Cinq-Mars ( 3 ),lorsque, voulant prouver qu’il etoit coupabledu crime de lese-majeste pour avoir voulucliasser le Cardinal de Rielielicu des affaires,il dit: « Le crime qui touclie la personne dos0 ministres des princes est repute, par les eon-0 stitutions des empercurs, de pareil poids que« celui qui touclie leur personne. IJn minislreK sei t bien son prinee et son etat; 011 l’ote ä« tous les deux : c’est comme si l’on privoil le«' premier d’un bras (4), el le second d’une par-
(1) La loi cinquicme, ad leg. Jul. maj . cod. IX ,tit. VIII. — (2) Arcadius et Honorius. — ( 3 ) Me-moircs deMontresor, toine'I.—(/|)Nam ipsi pars cor-porisnostri sunt. Memeloi, an coole ad leg. Jul. maj.