LIVUE XII, CliP, VII. IOt)
signe du pinceau rouge par l’empereur, on de-cida qu’il avoit manque de respect ä l’cmpc-reur; ce qui causa contre cette famille une desterribles persecutions dout l’liistoire ait ja-mais parle (i).
C’est assez que le crime de lese-majesle soitvague pour que le gouvernement degenere endespotisme. Je m’etendrai davantage la-dessusdans le livre de la Composition des loi's.
CH AP IT RE VIII.
I De la mauvaise applicatiou du noru de crime desacrilege et de lese-majeste.
C’est encore un violent abus de donner lenom de crime de lese-majeste ä une actiou quine l’estpas. One loi des empereurs ( 2 ) pour-suivoit comme sacrileges ceux qui mettoienten question le jugement du prince, et dou-toient du merite de ceux qu’il avoit choisispour quelque emploi (3) : ce furent bien le ca-binet et les favoris qui etablirent ce crime. Uneaulre loi avoit declare que ceux qui attententcontre les ministres et les officiers du ])rincesont criminels de lese-majeste comme s’ils at-
(1) Lettres du P. Parennin, dans les Lettres edif.—(2) Graden, Valeutinien, et Theodose. C’est latroisieme au Code de crim. sar.rif. —( 1 ) Sacrilegiiinstar est dubitare an is dignus sit quem elegeritimperator. Ibid. Cette loi a servi de modele ä ceilede Roger, dans les con^titutions de Naples, tit. IV.
10.