IoS DE L’ESPRIT DES LOIS.
qu’il y eut de la magie; que la magie put ren-verser la religion; que ce particuiier fut raa-gicien ; qu’il eut lait enfin cet acte de magie.
L’empereur Theodore Lascaris attribuoitsa maladie a la magie; ceux qui en etoient ac-cuses n’avoient d’autre ressource que de ma- >nier un fer chaud sans se bruler. II auroit etebon chez les Grecs d’etre magicien pour se jus-tilier de la magie. Tel etoit l’exces de leur idio-tisme, qu’au crime du monde le plus incerlainils joignoient lespreuves les plus incertaiues.
Sous le regne de Pliilippe-le-Long, les Juifsfurent cliasses de France, accuses d’avoir em-poisonne les fontaines par le moyen des le-prcux. Cetteabsurdeaccusation doilbienfairedouter de toutes celles qui sont fondees sur laliaine publique.
Je n’ai point dit ici qu’il ne falloit point pu-nir l’lieresie; je dis qu’il faut ctre tres circon-spect ä la punir.
CHAPITRE VI.
Du crime contre uature.
A Dieu ne plaise que je veuille diminuer l’hor-reur que l’on a pour un crime que la religion,la morale, etla politique, condamnent tour atour. II faudroit le proscrire, quand il ne feroitque donner ä un sexe les foiblesseS de l’autre,etpreparer äune vieillesse infame par une jeu-nesse lionteuse. Ce que j’en dirai lui laisseratoutes ses fletrissures, et ne portera que contre
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