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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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106
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IoS DE LESPRIT DES LOIS.

quil y eut de la magie; que la magie put ren-verser la religion; que ce particuiier fut raa-gicien ; quil eut lait enfin cet acte de magie.

Lempereur Theodore Lascaris attribuoitsa maladie a la magie; ceux qui en etoient ac-cuses navoient dautre ressource que de ma- >nier un fer chaud sans se bruler. II auroit etebon chez les Grecs detre magicien pour se jus-tilier de la magie. Tel etoit lexces de leur idio-tisme, quau crime du monde le plus incerlainils joignoient lespreuves les plus incertaiues.

Sous le regne de Pliilippe-le-Long, les Juifsfurent cliasses de France, accuses davoir em-poisonne les fontaines par le moyen des le-prcux. Cetteabsurdeaccusation doilbienfairedouter de toutes celles qui sont fondees sur laliaine publique.

Je nai point dit ici quil ne falloit point pu-nir llieresie; je dis quil faut ctre tres circon-spect ä la punir.

CHAPITRE VI.

Du crime contre uature.

A Dieu ne plaise que je veuille diminuer lhor-reur que lon a pour un crime que la religion,la morale, etla politique, condamnent tour atour. II faudroit le proscrire, quand il ne feroitque donner ä un sexe les foiblesseS de lautre,etpreparer äune vieillesse infame par une jeu-nesse lionteuse. Ce que jen dirai lui laisseratoutes ses fletrissures, et ne portera que contre

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