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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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LTVRF, XXI, CHAP. IV. Io3

amendcs, la honte, la contrainte de se cacher,linfamie publique, lexpulsion hors de la villeet de la societe, enfin toutes les peines quisont de la juridiction correctionnelle, suffi-sent pour reprimer la temerile des deux sexes.Kn elfet, ces choses sont moins fondees sur lamechancete, que sur loubli ou le mepris desoi-meme.

II nest ici question que des crimes qui inte-ressent uniquement les mceurs, non de ceuxqui cboquent aussi la süretd publique, tels quelenlevement et le viol, qui sont de la qua-trierne espece.

Les crimes de la troisieme classe sont ceuxqui choquent la tranquillite des citoyens; etles peines en doivent etre tirees de la nature dela chose, et se rapporter ä cette tranquillite,comme la privation, lexil, les corrections, etautres peines qui ramenentles esprits inquietset les font rentrer dans lordre etabli.

Je restreins les crimes contre la tranquilliteaux choses qui contiennent une simple lesionde police: car celles qui, troublant la tranquil-lite , attaquent en m<bne temps la surete, doi-vent etre mises dans la quatrieme classe.

Les peines de ces derniers crimes sont cequon appelle des supplices. Cest une especede talion, qui fait que la societe refuse la-rete ä un citoyen qui en a prive ou qui a vouluen priver un autre. Gette peine est tiree de lanature de la cliose, puisee dans la raison etdans les sources du bien et du mal. Un ci-