LIVRE XII, CnAP. II. pq
Marlius, accuse d’avoir assassine le roi sonbeau-pere (i). Sous les premiers rois desFrancs, Clotairc fit une loi ( 2 )pour qu’un ac-eusd ne piit etre condamne saus etre ou'i, cequi prouve une pratique contraire dans quel-que cas particulier ou cliez quelqne peuplebarbare. Ce fut Charondas qui inlroduisil lesjugeinenls contre les faux temoignages (3).Quand l’innocence des citoyens n’est pas as-suree, la liberte ne Fest pas non plus.
Los connoissances que l’on a acquises dansquelque pays, et que Ton acquerra dans d’au-tres, sur les regles les plus sures que Fonpuisse tenir dans les jugements criminels, In-teressent le genre bumain plus qu’aucunecbose qu’il y ait au monde.
Ce n’est que sur la pratique de ces connois-sances que la liberte peut etre fondee: et dansun etat qui auroit la-dessus les meillcures loispossibles, un bonime ä qui on feroit son pro-ces, et qui devroit etre pendu le lendemain, sc-roit plus libre qu’un baclia ne Fest en Turquic.
C1I AP IT RE III.
Cqjitinuadou du meme sujet.
Les lois qui font perir un liomme sur la de-
(i) Tarquiuius PriscusTVoyez Denys dTIaliear-nasse, 1. IV.—( 2 ) De l'an 56o.—(3) Ari.siote, Polit.1. II, ch. XII. 11 donna ses lois ä Thulium, dans laquatre-vingt-quatrieme Olympiade.