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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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LIVRE XII, CnAP. II. pq

Marlius, accuse davoir assassine le roi sonbeau-pere (i). Sous les premiers rois desFrancs, Clotairc fit une loi ( 2 )pour quun ac-eusd ne piit etre condamne saus etre ou'i, cequi prouve une pratique contraire dans quel-que cas particulier ou cliez quelqne peuplebarbare. Ce fut Charondas qui inlroduisil lesjugeinenls contre les faux temoignages (3).Quand linnocence des citoyens nest pas as-suree, la liberte ne Fest pas non plus.

Los connoissances que lon a acquises dansquelque pays, et que Ton acquerra dans dau-tres, sur les regles les plus sures que Fonpuisse tenir dans les jugements criminels, In-teressent le genre bumain plus quaucunecbose quil y ait au monde.

Ce nest que sur la pratique de ces connois-sances que la liberte peut etre fondee: et dansun etat qui auroit la-dessus les meillcures loispossibles, un bonime ä qui on feroit son pro-ces, et qui devroit etre pendu le lendemain, sc-roit plus libre quun baclia ne Fest en Turquic.

C1I AP IT RE III.

Cqjitinuadou du meme sujet.

Les lois qui font perir un liomme sur la de-

(i) Tarquiuius PriscusTVoyez Denys dTIaliear-nasse, 1. IV.( 2 ) De l'an 56o.(3) Ari.siote, Polit.1. II, ch. XII. 11 donna ses lois ä Thulium, dans laquatre-vingt-quatrieme Olympiade.