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J)2 DE LESPRIT DES I.OTS.
Los Italiens, dit eneore Uiodore (i), aclie-toient en Sicile des troupes d’esclaves pourlabourer leurs cliamps, et avolr soin de leurstroupeaux : ils leur refusoient la nourriture.Ces maiheureux eloient obiiges d’aller volersur les grands chemins, armes de lances etde massues, couverts de peaux de betes, degrands chiens autour d’eux. Toute la provincefut devastee; et les gens du pays ne pouvoientdire avoir en propre que ce qui etoit dans l’en-ceinte des villes. II n’y avoit nl proconsul nipreteur qui put ou voulüt s’opposer ä ce des-ordre, et qui osät punir ces esclaves , par-cequ’ils apjiartenoient aux Chevaliers , quiavoient a Rome les jugements (2). Ce futpourtant une des causes de la guerre des es-claves. Je ne dirai qu’un mot: une professionqui n’a ni ne peut avoir d’objet que le gain;une profession qui demandoit toujours, et äqui on ne demandoit rien; une professionsoutde et inexorable qui appauvrissoit les ri-cliesses et la misere meine, ne devoit pointavoir a Rome les jugements.
(1) Fragment du livre WXIV, dans l’Extrait desvertus et des viees.—(2) Penes qnos Romse tnm ju-dicia erant, ati|ue ex equestri ordine solcrent sortitojudices eligi in caussa prictorum et proconsulnm ,quiljus post administratam provinciam dies dictaerat.