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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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I,IVRE XI, C1IAP. XVIII. C)I

ennemis. Lorsquu Ilome les jugements furenttransportes aux traitants, il ny eut plus devertu, plus de pollce, plus de lois, plus de nia-g.istrature, plus de magistrats.

On trouve une peinture bien naive de cecidans quelques fragmentsdeDiodoredeSicileet de Dion.« Mutius Scevola, dit Diodore (1),«voulut rappeler les anciennes moeurs , et« vivre de son bien propre avec frugalite et«integrite; car, ses predecesseurs ayanl fait«une societe avec les traitants, qui avoient«pour lors les jugements aRome, ils avoient« rempli la province de tonte sorte de criines.« Mais Scevola fit justice des publicains, et« fit mener en prison ceux qui y trainoient les« autres. »

Dion nous dit (2) que Publius Rutilius, sonlieutenant, qui netoit pas moins odienx auxChevaliers, fut accuse ä son retour davoirrecu des presents , et fut condamne ä uneamende, II fit sur-le-ehamp cession de biens.Son innocence parut en ce que lon lui trouvabeaueoup moins de bien quon ne laccusoitden avoir vole, et il montroit les titres de sapropriete; il ne voulut plus rester dans la villeavec de telles gens.

(1) Fragment de cet auteur, liv. XXXVI, dans lerecueil de Conslanlin Porpliyrogenete, Des vertuset des vices.(2) Fragment de son hisloire, tire delExtrait des vertus et des vices.