88 de l’esprit DES L015.donnoit que le peuple seroit convoque par untribun pouv qu’il nommät un questeur (i);enfin le peuple nommoit quelquefois un ma-gistrat pour faire son rapport au Senat suruncertain crime, et lui demander qu’il donnatunquesteur, comme on voit dans le jugement deLucius Scipion ( 2 ), dans Tite-Live ( 8 ).
L’an de Rome 6 o/(, quelques unes de cescommissions furenl rendues permanentes( 4 ).On divisa peu a peu toutes les matieres crimi-nelles en diverses parties, qu’on nppcla desquestions perpetuelles. O 11 crda divers pre-teurs, et on attribua a cliacun d’eux quel-qu’une de ces questions. On leur donna pourun an la puissance de juger les crimes qui endependoient, et ensuite iis alloient gouvernerleur pro vince.
A Carthage, le Senat des cent ctoit composede juges qui etoient pour la vie (5). Mais, äRome, les preteurs etoient annuels; et lesjuges n’ctoient |ias lntaie pour un an, puis-qu’on les prenoit pour cliaque affaire. On avu dans le cliapitre VI de ce livre combien ,dans eertains gouvernements, cette disposi—tion etoit favorable a la liberte.
Les juges furent pris dans l’ordre des sena-
(1) Cela fut ainsi dans la poursuite de la inort dePostlmmius, l’au 3 /,o de ltome. Voyez Tite-Live.—
(2) Ce jugement fut rendu l’au de Rome 56 7.—-
( 3 ) Liv. YIH.—(4) Ciceron, in Bruto. —( 5 ) Cela seprouve par Tite-Live, liv. XI,! 11, qui dit qu’Annibalreudit leur magistrature anuuellc.