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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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88
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88 de lesprit DES L015.donnoit que le peuple seroit convoque par untribun pouv quil nommät un questeur (i);enfin le peuple nommoit quelquefois un ma-gistrat pour faire son rapport au Senat suruncertain crime, et lui demander quil donnatunquesteur, comme on voit dans le jugement deLucius Scipion ( 2 ), dans Tite-Live ( 8 ).

Lan de Rome 6 o/(, quelques unes de cescommissions furenl rendues permanentes( 4 ).On divisa peu a peu toutes les matieres crimi-nelles en diverses parties, quon nppcla desquestions perpetuelles. O 11 crda divers pre-teurs, et on attribua a cliacun deux quel-quune de ces questions. On leur donna pourun an la puissance de juger les crimes qui endependoient, et ensuite iis alloient gouvernerleur pro vince.

A Carthage, le Senat des cent ctoit composede juges qui etoient pour la vie (5). Mais, äRome, les preteurs etoient annuels; et lesjuges nctoient |ias lntaie pour un an, puis-quon les prenoit pour cliaque affaire. On avu dans le cliapitre VI de ce livre combien ,dans eertains gouvernements, cette disposition etoit favorable a la liberte.

Les juges furent pris dans lordre des sena-

(1) Cela fut ainsi dans la poursuite de la inort dePostlmmius, lau 3 /,o de ltome. Voyez Tite-Live.

(2) Ce jugement fut rendu lau de Rome 56 7.-

( 3 ) Liv. YIH.(4) Ciceron, in Bruto.( 5 ) Cela seprouve par Tite-Live, liv. XI,! 11, qui dit quAnnibalreudit leur magistrature anuuellc.