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accuse par les tribuns dcvant lepeuple, sou-tenoit, contre l’esprit de la loi Valerienne,qu’etant patricien il ne pouvoit etre juge rpiepar les consuls ; les plebeiens, contre l’espritde la meine loi, pretendirent qu’il ne devoitetre juge que par eux seuls; et ils le jugercnt.
La loi des douze tables modifia ceci. Elleordonna qu’on ne pourroit deeider de la vied’un eitoyen que dans les grands etats du peu-ple (i). Ainsi le corps des plebeiens, ou, cequi est la meine cbose, les comices par tribusne jugerent plus que les crinies dont la peincn’etoit qu’une amende pecuniaire. II falloitune loi pour billiger une peine capitale; pourcondamner ;i une peine pecuniaire, il ne fal-loit qu’un plebiscite.
Cette disposition de la loi des douze tablesfut tres sage. Elle forma une conciliation ad-mirable entre le corps des plebeiens et le Se-nat ; car, eomme la competence des uns et desautres dependit de la grandeur de la peine etde la nature du crime, il fallut qu’ils se con-certassent ensemble.
La loi Valerienne ota tout ce qui restoit aRome du gouvernement qui avoit du rapporta celui des rois grecs des temps beroiques. Le«consuls se trouverent saiis pouvoir pour lapunition des crinies. Quoique tous les criines
(i) Les comices par centnries. Aussi Manlius Ca-pitolinus ful-il juge dans ees comices. Tiie-Live,decadel, liv. VI, p. (iS,