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querant qni cst pleure de tous les peuples qu’ila soumis ? Qu’est-ce qne cet usurpateur sur lainort duquel la famille qu’il a renversee dutröne verse des larmes ? C’est un trait de cettevie dont les historiens ne nous disent pas quequelque aulre conquerant puisse se vanter.
Rien n’affermit plus une conquete que l’u-nion qui se fait des deux peuples par les ma-riages. Alexandre prit des femmes de la nationqu’d avoit vaincue; il voulut que ceux de sacour (i) en prissent aussi; le reste des Mact-doniens suivit cet exemple. Les Francs et lesBourguignons ( 2 ) permirent ces mariages: leSWisigoths les defendirent (3) en Espagne, etensuite ils les permirent: les Lombards ne lespermirent pas seulement, itiais meine lesfavo-riserent (4): qnand les Romains voulureritaffoiblir la Macedoine, ils y etablirent qu’il nepourroit se faire d’unioii par mariage enlreles peuples des provinces.
Alexandre, qui cherclioit ä unir les deuxpeuples, songea äfaire dans laPerse un grandnombre de colonies greeques: il bä tit une in-finite de villes, et ilciinenta si bien toutes lesparties de ce nouvel empire, qu’apräs sämort,
(i) Voyez Arrien, de expcd. -dlex. , lib. VII. —(2) Voyez la loi des Bourguignons, tit. Xll^art. V.—( 3 ) Voyez laloi des Wisigoths, liv.III, tit. V, §. 1,qui abroge la loi ancienne, qui avoit plus d’egards ,y est-il dit, a la difference des nations que des eön-ditions. — (4) Voyez la loi des Lombards, 1 . II, tit.VII, §. 1 et 2.