36 BF. l’espt.tt bf.s lots.dans le trouble et la confnsion des plus affreu-ses guerres civiles, apres que les Grecs se fu-rent pour ainsi dire aneantis eux-inemes, au-cune province de Perse ne se rcvolta.
Pour ne point epuiscr la Grece et la Mace-doine, il envova ä Alexandrie une colonie deJuifs (i: il ue lui importoit quelles moeurs 'eusscnt ces peuples, pourvu qu’ils lui fussentfideies.
Il nelaissapas seulement aux peuples vain-cus leurs meeurs, il leur laissa encore leurslois civiles, et souvent meme les rois et lesgouverneurs qu’il avoit trouves. Il mettoit lesMacedoniens ( 2 ) ä la tete des troupes, et lesgens du pays ä la töte du gouvernement: ai-jnant mieuxcourir risque de quelque infideliteparticuliere (ce qui lui arriva quelquefois),que d’une revolte generale. Il x’especta les tra-ditions anciennes et tous les monuments de lagloire ou de la vanite des peuples. Les rois dePerse avoient detruit les temples des Grecs,des Babyloniens, et des Egyptiens; il les reta-blit (3): peil de nations se soumirent ä lui surles autels desquelles il ne fit des sacrifices: ilsembloit qu’il n’eut conquis que pour etre lemonarque particulier de cliaque nation , et le
(i) Les rois tle Syrie, abandounant le plan des fon-datenrs de l’empire, voulurent obliger les .luifs äprendre les inceurs des Grecs; ce qui donna ä leuretat de terribles secousses.—( 2 ) Voyez Arrien, decxpcd. Alex., lib. III, et autres.—(3) Ibid.