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que la nature a dornce aux honunes pour setransporter ci'un lie:> a un autre.
La France et l’Espagnesontprecisement dela grandeur requise. Les forces se communi-quent si bien qulelles se r.ortent d’abord lä oüFon veut; les armees s’y joignent et passent ra-pidement d’une frontiere a Fautre ; et Fon n ycraint aucnne des choses qui ont besom d’uncertain temps pourelre executees.
Ln France, par un bonheur admirable, lac.ipitale se tronve plus pres des differentesfrontieres justement a proportion de leur foi-blesse; et le prince y voit mieux eliaque.partiede son pays ä inesure qu’elle est plus exnosee,Mais iorsqu’un vaste etat, tel que la Perse,estattaque, il faut plusieurs mois pour queles troupes dispersees puissent s’assembler; eton ne force pas leur marche pendant tant detemps, comme on fait pendant quinze Jours.Si l’arinee qui est sur la frontiere est baitue ,eile est sürement dispersee , parceque ses re-traites ne sont pas procliaines. L’armee victo-rieuse , qu i ne trouve pas de resistance, s’a-vance ä grandes joumees, paroit devant lacanitale, et en forme le siege, lorsqu’a peineles gouverneurs des provinces peuvent etreavertis d’envoyer du seeours. Ceux qui jugentla revolution prochaiite, la bätent en n’obeis-sant pas ; car des gens fideles uniquementparceque lapunitionest proche,ne le sont plusdes qu’elle est eloignee; iis travaillent a leursinter£ts particuliers. L’em.pire se dissout, la