Druckschrift 
[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
Entstehung
Seite
261
Einzelbild herunterladen
 

SINCEII.

a6i

ent tous ete eclaires par lareligion natureile;et la vötre, monsieur, je dis lavötre en par-tieuiier, paroit si fort contre la nalure, queje ne melonne pas que vous detesdez sincere-ment tous ces 'illustres reprouves qui ont tait,je ne sais rpmment, tant de bien äla terre. Re-incrciez bien Dieu de navoir rien de commun,ni avec leur condiute,ni avec ieurs ecrits.

Yos saintes idees sur le gouvernement poli-tique sont uue suite de volre sagesse. On voitque yous connoissez les royaumes de la terretout comine le royaume des c:eux. Vous con-damnez de yotre autorite privee les gains quelnn fait dans les risques maritimes. Vous nesavez pas probablement ce que cest que Tan-gent ä la grosse; mais vous appelez ce com-merce usure. Cest une nouvelle Obligationquele roivous aura dempeclier ses sujets decommercer ä Cadix: il faut laisser rette oeuYrede Satan aux Anglais et anx Hollandais, quisollt deja damnes sans ressouice. Je voudrois,monsieur, que yous nous dissiez combien vousrapporte le commerce sacre de yos Nouvelleseeclesiasliques. Je erois que la benediction re-pandue sur ce chef-dceuvre peut bien fairemonter le profit a trois cents pour cent. II ny apoint de commerce profane qui ait jamais sibien rendu.

.- 1 Le commerce maritime que yous condam- - 1 nez pourroit etre excuse peut-etre en f aveur dei Tutilite publique, de la hardiesse denvoyerson bien dans un autre liemispbere, et duEsrn. des T.ois. 5.