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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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vous les regardez tous deux comme les disci-ples de Spinosa. Yous leur reprochez avec unzele merveilleux detre athees, pareeque vousdecouvrez, dites-vous, datis toute leur Philo-sophie les principe* de la religion naturelle.Dien nest assurement, nionsieur, niplus cha-ritable, ni plus judicieux, que de conclurequun pliilosophe ne connoit point de Dieu,de cela mente quil pose pour principe queDieu parle au coeur de tous les homines.

« Un honnete homme est le plus noble ou-« vrage de Dieu», dit le celebre poete philo-sophe; vous vous elevez au-dessus de lhon-nete homme. Vous confondez ces maximesfunestes, que la Divinite est lauteur et le liende tous les etres, que tous les homrnes sontfreres, que Dieu est leur pere commtan, quilfaut ne rien innover dans la religion, ne pointtroubler la paix etablie par un monarque sage,quon doit tolerer les Sentiments des homrnes,ainsi queleurs defauts. Continuez, monsieur;ecrasez cet affreux liberiinage, qui estaufondla ruine de la soeiete. Cest beaucoup que parvos Gazettes ecclesiastiques vous ayiez sainte-xnent essaye de tourner en ridicule toutes lespuissances; et, quoique la grace detre plai-sant vous ait manque, volenti et conanti-,eependant vous avez le merite davoir faittous vos efforts pour ecrire agreablement desinvectives. Vous avez voulu quelquefois re-jouir des saints; mais vous avez souvent es-saye darmer chretiennement les ftdeles les uns