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vous les regardez tous deux comme les disci-ples de Spinosa. Yous leur reprochez avec unzele merveilleux d’etre athees, pareeque vousdecouvrez, dites-vous, datis toute leur Philo-sophie les principe* de la religion naturelle.Dien n’est assurement, nionsieur, niplus cha-ritable, ni plus judicieux, que de conclurequ’un pliilosophe ne connoit point de Dieu,de cela mente qu’il pose pour principe queDieu parle au coeur de tous les homines.
« Un honnete homme est le plus noble ou-« vrage de Dieu», dit le celebre poete philo-sophe; vous vous elevez au-dessus de l’hon-nete homme. Vous confondez ces maximesfunestes, que la Divinite est l’auteur et le liende tous les etres, que tous les homrnes sontfreres, que Dieu est leur pere commtan, qu’ilfaut ne rien innover dans la religion, ne pointtroubler la paix etablie par un monarque sage,qu’on doit tolerer les Sentiments des homrnes,ainsi queleurs defauts. Continuez, monsieur;ecrasez cet affreux liberiinage, qui estaufondla ruine de la soeiete. C’est beaucoup que parvos Gazettes ecclesiastiques vous ayiez sainte-xnent essaye de tourner en ridicule toutes lespuissances; et, quoique la grace d’etre plai-sant vous ait manque, volenti et conanti-,eependant vous avez le merite d’avoir faittous vos efforts pour ecrire agreablement desinvectives. Vous avez voulu quelquefois re-jouir des saints; mais vous avez souvent es-saye d’armer chretiennement les ftdeles les uns