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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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231
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DE lüSPRIT DES LOIS. 23 f

« prix soit peu considerable. Sil est trop haut,

« le ncgociant, qui voit quil lui en coüteroit« plus en interets quil nepourroit gagner dans« son commerce, nentreprend rien; si lar-« gent na point de prix, personne nen prete,

« et le negociant nentreprend rien non plus.

« Je me trompe quand je dis que personne« nen prete; il faut toujours que les aftaires de* la societe aillent: lusure setablit, mais avec« les desordres que lon a eprouves dans tous« les temps.

« La loi de Mahomet confond lusure avec le« prdtäinteret. Lusure augmente dans les pays<> mahomctans ä proportion de la severite de la<i defense : le preteur sindemnise du peril de la« contravention.

« Dans ces pays dorient la plupart deshom-« mes nont rien dassure ; il ny a presque« point de rapport entre la possession actuelle« dune somme et lesperance de la ravoir apres« lavoir pretee. Lusure y augmente donc ä pro*« portion du peril de linsolvabiiite. »

Ensuite viennent le chapitre des usures ma-ritimes , que jai rapporte ci-dessus , et le cha-pitre XXI, qui traite du pr&t par contrab etde Fusure ckez les Romains, que voici.

« Outre le pret fait pour le commerce, il y« a encore une espece de pret fait par un con-« trat civil, d resulte un interet ou usure.

« Le peuple chez les Romains augmentant(i tous les jours sa puissance, les magistrats« chercherent ä le flauer et a lui faire faire les