B 1'. F E X S E
59.6
L’au: eur u’avoit fait cet article que pour expli-quer pourquoi les mahometans et les Juifs,qui n’ont pas les niemes graces que nous, sontaussi inrinciblement attaclies a leur religionqu’on le sait par experience: le critique l’en-tend aul.rement. « C’est ä l'orgueil, dit-il, que,« Von attribue d’avoir fait passer les liommes« de l’idolälrie ä l’unite d’un Dieu (i).» Mais iln'est question ici, ni dans tout le ehapitre,d’aucun passage d’une religion dans ane au-tre : et si un cliretien sent de la satisfaction sl’idee de la gloire eC ii Ia vue de la grandeur deDieu, et qu’on appelle cela de l’orgueil, c’esfun tres bon orgueil.
MARIAGE.’
"V oici une autr’e objection qui n’est pas com-mune. L’auteur a fait deux chapitres au li-rre XXIII.: l’un a pour tilre, des honimes etdes a?iimai/x par rapporl ä la propagalionde lespece ; et l’au tre i st intitule, des ma-riäges. Dans le premier, il a dit ces paroles:« Les femelles des animaux ont a peu pres une
* feconditc constante; mais, dans l’espece Im-« maine, la maniere de penser, le caractere, les« passions, les faulaisies, les capriees, l’idee de
* conserver sa beaute, l’embarras de la grov
(i) Page i«6 de la seconde fcuille.